Édito: TOUSSAINT !

A l’approche du mois de novembre dont le premier jour est la solennité de la Toussaint et le deuxième jour, la commémoration des fidèles défunts, des cimetières et des tombes de nos proches reçoivent des coups de balai et des pots de fleurs, en plus bien sûr, de tout ce que nos communes font pour y maintenir la propreté, et favoriser ainsi les fréquentations pour des recueillements. Tous ces efforts bien accueillis au niveau humain nous aident à comprendre quelque chose de notre foi et de notre espérance en la vie qui ne s’arrête pas avec l’absence corporelle d’un être cher : l’affection reste et rend vivant, mais autrement. Gabriel Marcel en viendra à dire : « Parce que je t’aime, tu ne mourras point ». Cette conviction est celle des chrétiens, mais aussi de beaucoup d’autres. La vie par l’amour et l’amour pour la vie est ce que nous célébrons. La Toussaint est la fête de la victoire de la vie sur la mort, la fête de la grande espérance des morts qui restent toujours dans la vie, ne serait-ce que par le souvenir, le bon souvenir. Sinon, que signifieraient ces visites dans les cimetières et cet entretien des tombes avec tant de bouquets de fleurs ? A vrai dire, cette fête de l’Église vient nous rappeler notre vocation à la sainteté. « Soyez saints comme votre Père céleste est saint ». La sainteté comme attribut de Dieu, ne lui est pourtant pas gardée jalousement, mais partagée aux hommes et aux femmes de tous les temps, de tous les peuples. Cette invitation à la sainteté nous engage à entendre et à vivre de la mélodie de l’amour au quotidien telle que la petite Thérèse l’a vécue et conseillée. Chaque geste de bonté et chaque parole de bienveillance nous font emprunter la voie de la sainteté et nous admettent à la "foule immense des saints", car tous ceux qui font le bien, voient le bien, disent le bien, sont de vrais chercheurs de Dieu. Chercher Dieu en vérité, c’est accepter volontairement, sans contrainte aucune de laver sa robe dans le sang de l’Agneau, c’est vivre l’ultime témoignage à l’Amour. La foi nous fait concevoir le bonheur autrement en vivant l’amour au quotidien; et nous engage sur le chemin du vrai bonheur qui n’a rien de factice. La voie de la sainteté ne se trace pas par tant de performances à accomplir. Un seul l’a fait. C’est le Christ, le Fils de Dieu et notre frère. Ce qui compte pour nous, c’est de le laisser agir en nous. Il ne désire qu’habiter en nous et nous en lui : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et s’il m’ouvre, j’entrerai chez lui et prendrai mon repas avec lui et lui, avec moi ». C’est cette vie d’intimité avec Lui qui est notre Bonheur. C’est lui que nous devons trouver dans diverses voies, les voies du bonheur que nous entendons en ce premier jour du mois de novembre : heureux les pauvres de cœur…C’est Lui que nous célébrerons au dernier dimanche du même mois comme Roi de l’univers. Puisse notre proximité avec Lui et avec nos frères et sœurs nous ouvrir un avenir radieux et nous faire comprendre que nos parents, nos frères et nos sœurs, nos amis et nos connaissances qui sont partis vivent de la vie de Celui qui est la Vie elle-même !
Frédéric+

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